Guide pas à pas

Le tayammum : les ablutions sèches

Le tayammum (التيمم) est une facilité accordée par le Coran (5:6) : quand l'eau manque ou nuit, la terre pure la remplace. Il tient lieu de woudou et de ghusl.

Quand y a-t-on droit ?

  • Absence d'eau après une recherche raisonnable, ou quantité tout juste suffisante pour boire ;
  • Maladie ou blessure que l'eau aggraverait, sur avis médical fiable ou expérience établie ;
  • Froid extrême sans moyen de chauffer l'eau, avec danger réel ;
  • Eau inaccessible (danger sur le chemin, prix excessif).

La simple paresse ou le manque de temps ne donnent pas droit au tayammum.

Sur quoi le faire ?

Sur le « sa'îd » pur : terre, sable, pierre. Les écoles divergent : les hanafites et malikites admettent tout ce qui relève de la surface terrestre (roche, murs de terre) ; les chaféites et hanbalites exigent une terre poussiéreuse. En pratique, une pierre ou un mur portant de la poussière convient à tous.

Le geste, en quatre temps

  1. L'intention

    Se purifier pour la prière — préciser intérieurement s'il remplace le woudou ou le ghusl.

  2. Frapper la terre des deux mains

    Une seule frappe légère, paumes sur la surface pure, puis souffler ou secouer l'excédent de poussière.

  3. Essuyer le visage

    Des deux paumes, en couvrant l'ensemble du visage.

  4. Essuyer les mains

    Paume gauche sur le dos de la main droite jusqu'au poignet, puis l'inverse. Les hanafites et chaféites prescrivent une seconde frappe et l'essuyage jusqu'aux coudes ; l'essuyage jusqu'aux poignets, conforme au hadith de 'Ammâr, satisfait malikites et hanbalites.

Ce qui met fin au tayammum

Tout ce qui annule le woudou annule le tayammum. S'y ajoute la disparition de l'excuse : dès que l'eau devient disponible et utilisable, le tayammum cesse pour les prières à venir — celles déjà accomplies restent valables et ne se refont pas. Celui qui trouve l'eau pendant la prière : divergence, la majorité des écoles ne l'oblige pas à l'interrompre, sauf les hanafites.

Malade ou blessé ?

Si seule une partie du corps ne supporte pas l'eau, on lave le reste et l'on essuie le bandage — le tayammum complet n'est pas toujours nécessaire. Détails sur blessures et bandages.